18 novembre 2017

La censure politique sur le net

Tout sur les silences du web

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Voici des images auxquelles les Chinois n'ont pas accès







On compte pas moins de 30 000 à 40 000 en Chine de personnes travaillant pour les autorités Toutefois, il ne faut pas oublier les 280 000 à 350 000 "Honkers" qui surveillent en permanence le réseau.

Qu'entend-t-on par Honkers?



Les Honkers sont des miliciens bénévoles (ou parfois salariés) chargés d'orienter les débats dans les forums ou éventuellement de dénoncer aux autorités de ceux qui s'éloignent de la ligne officielle. 
La plupart de ces Honkers sont recrutés au sein de la ligue pour la jeunesse communiste. 
Ces personnes doivent préalablement passer
"un test de confiance" et se voient délivrer un diplome par les autorités. 

 















A la fin des années 90, ces "pirates rouges" étaient recrutés pour " défendre la dignité et l'intégrité de la patrie" en attaquant les sites étrangers hostile à la Chine. Depuis, le recrutement s'est accru et les objectifs se sont d'avantage officialisés. 


Pour plus d"information sur les Honkers :
www.spyworld-actu.com/spip.php



le rapport de RSF

En Chine populaire, le controle de la population et des internautes est très bien mis en place: les organes de contrôle comprennent :



Organigramme des services de répression sur internet



1) Le Bureau Internet et le Centre d’étude de l’opinion publique du Bureau de l’information

du Conseil d’Etat (équivalent du gouvernement) ;

Son travail consiste à contrôler et à approuver les demandes de

"licence de service d’information sur Internet" et à envoyer aux sites des "notifications

concernant l’information", c'est-à-dire l’interdiction de publication d’un article, des

commentaires ou de couvrir une affaire.

 


2) Le Bureau Internet et le Bureau de l’information et de l’opinion publique du Département

de la publicité (ancien Département de la propagande) ;

Il rédige des rapports pour les réunions du PCC


3) Le ministère de l’Industrie de l’information (MII) ;

 


4) Le Bureau de surveillance et de sécurité des informations sur Internet du ministère de la

Sécurité publique ; il serait accrédité d'un budget de 19 Milliards.

 


5) Le Centre d’enregistrement des informations illégales et inconvenantes sur Internet du

ministère de l’Industrie de l’information (MII).


Les deux derniers organes gèrent les questions de la pornographie, de la violence et de la

fraude électronique. Le MII ne participe pas directement au contrôle d’Internet. Les organes

réellement effectifs sont le Bureau de l'information du Conseil d'Etat et le Département de la

publicité


Pour voir le rapport dans son intégralité, www.rsf;com, "Voyage au coeur de la censure" www.aidh.org/jopekin/Images/Voyage_au_coeur_de_la_censure_FR.pdf


Vous pensez que la Chine est la seule à censurer? Détrompez -vous, la France n'est pas en reste www.rue89.com/2008/11/09/education-220-000-euros-par-an-pour-surveiller-lopinion
 

Pénalités encourues


  
Les autorités peuvent appliquer différentes pénalités :
critiquer le contenu du site, ordonner une amende, ordonner le licenciement des responsables du site, voire contraindre la rubrique ou le site à fermer.

Exemple: Le 9 mai 2007, la chaîne privée Phoenix TV a diffusé un reportage sur la mort de Huang Ju

(vice-Premier ministre et membre du Comité permanent du Bureau politique), mais a prétendu

par la suite qu’il s’agissait de fausses informations. En réalité, les sites d’informations

venaient de recevoir le message suivant : "Interdiction d’utiliser toute autre source que celle

de l’agence Xinhua [agence de presse officielle] quant à la mort de Huang Ju." Malgré cette

instruction, certains sites, tels que Sohu ou Bokee, ont publié des informations émanant

d'autres sources. Ils ont alors respectivement écopé d’amendes de         20 000 RMB (1 900 euros)

et 10 000 RMB (950 euros).