28 mai 2017

La censure politique sur le net

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L'autocensure des moteurs de recherche


 Plusieurs moteurs de recherche se censurent volontairement pour ne pas contrarier certains gouvernements.


Les moteurs de recherche présents en Chine

Google a lui aussi cèdé


Dans un papier de janvier 2006, Reporters sans Frontières précise que le géant américain Google (récemment  consacré comme étant l'entreprise ayant le plus de valeur au monde), a dû renoncer à ses principes les plus fondamentaux, pour accéder au marché chinois. Ce dernier est en effet très prometteur puisque on y recense des centaines de millions d'internautes. (www.latribune.fr/entreprises/blog/le-blog-initie/20081201trib000316522/special-chine-linternet-en-chine-des-chiffres-enormes.html)


Toutefois, cette juteuse aubaine n'est pas sans conséquences , puisque Google a dû coopérer avec les autorités chinoises pour accéder au marché. Ainsi,  une liste noire des sites à bannir a été dressée sur google.cn. De même, le géant de l'internet s'est engagé à coopérer à chaque fois que les autorités chinoises le souhaitent.

En 2008, la censure de l'entreprise française Carrefour, lors des tensions ente la France et la Chine, au moment du passage de la flamme olympique, témoigne de cette étroite collaboration. . Sur google.cn, une recherche avec les caractères chinois家乐福 (Carrefour) renvoyait à une page de résultat sans équivoque : « vous n'avez pas accès au résultat de cette recherche, veuillez retournez sur google.cn pour plus d'informations ». La même recherche, cette fois sur google.com, renvoyait elle plus de 6 millions de références…(http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-google-chine-censure-carrefour-)


RSF déplore que Google ait en quelque sorte cédé au chantage des autorités chinoises, alors que le moteur de recherche est célèbre pour sa défense en faveur de la liberté d'expression des internautes américains.

Cependant, Google se défend en affirmant qu'il est préférable d'avoir "un peu de contrôle sur les informations, plutôt que pas d'informations du tout".. à méditer


Toutefois, d'autres moteurs de recherche sont présents en Chine (comme Yahoo) et ont accepté de se soumettre aux règlementations locales.

 





 



















D'après le schéma, il apparait toutefois clairement que l'ouverture aux moteurs de recherche étrangers reste faible puisque le géant chinois Baidu tient largement la corde. Une aubaine pour les autorités qui peuvent censure à volonté et contrôler plus facilement. 



Yahoo depuis longtemps...


Yahoo, en 2007, a subi des pressions de la part de la World Organization for Human Rights, puisque le moteur de recherche aurait fourni des données personnelles aux autorités chinoises pour arrêter des cyberactivistes opposés au régime. le PDG de Yahoo se défend en affirmant qu'il ne voulait pas que "ses employés ne subissent  des poursuites judiciaires".

Yahoo se dit également "préoccupé" par l'emprisonnement des dissidents chinois, mais reste convaincu qu'internet "permettra de changer les mentalités à plus long terme"

Les test de censure des moteurs de recherche en Chine

Des différence entre les filtrages des moteurs de recherche

Ceci est tiré d'un article de Reporters sans frontières, disponible sur le site rsf.com

Les tests menés sur les versions chinoises des moteurs de recherche Yahoo !, Google, MSN et leur concurrent local Baidu démontrent que d'importantes disparités existent concernant leur niveau de filtrage. Alors que Yahoo.cn censure ses résultats de manière aussi stricte que baidu  baidu.cn, google.cn et la version bêta de msn.cn laissent passer plus d'informations provenant de sources non autorisées par les autorités.

 

 

Alors que Microsoft vient de déclarer qu'il ne se censurait pas, Reporters sans frontières a pu constater que la version chinoise de son moteur de recherche affiche des résultats similaires à ceux de google.cn, qui reconnaît pourtant filtrer ses contenus. Une recherche sur un mot-clef "subversif" affiche en moyenne 83% de sites pro-Pékin sur google.cn, contre 78% sur msn.cn. A titre de comparaison, ce type de requête sur un moteur non censuré, comme google.com, propose seulement 28% de sources d'informations pro-Pékin. Toutefois, Microsoft comme Google ne semblent pas filtrer leurs contenus en bloquant certains mots-clefs, mais plutôt en refusant de référencer les sites considérés illégaux par les autorités.

Yahoo, toujours à la pointe... de la collaboration.

Reporters sans frontières est particulièrement choqué par l'ampleur de la censure sur Yahoo.cn. Tout d'abord parce que ses résultats de recherches sur des mots-clefs "subversifs" sont à 97% pro-Pékin : il censure donc encore davantage que son concurrent chinois Baidu. Surtout, l'organisation a pu démontrer que des requêtes sur certains termes, tels que 6-4 (date du massacre de la place Tiananemen), ou "indépendance Tibet", provoquaient le blocage temporaire de l'outil de recherche. Si l'on tape l'un de ces termes dans l'outil de recherche, on reçoit d'abord un message d'erreur. Si l'on revient ensuite pour effectuer une nouvelle requête, même sur un mot-clef anodin, Yahoo.cn refuse de répondre. Il faut alors attendre une heure pour réutiliser le service. Cette méthode n'est utilisée par aucun autre outil étranger ; seul Baidu a recours à la même technique.