16 août 2017

La censure politique sur le net

Tout sur les silences du web

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Bélarus

Nom de domaine : .by
Population : 9 726 700
Internautes : 2 013 427
Prix moyen d’une heure de connexion dans un cybercafé : envion 50 cts d’euro
Salaire mensuel moyen : environ 170 euros
Nombre de fournisseurs d’accès publics : 1
Nombre de blogueurs emprisonnés : 0




Un contrôle très strict de la Toile par le gouvernement

Le contrôle exercé sur l'information en ligne au Bélarus est l'un des plus stricts parmi les pays de l'ancienne Union soviétique. Le gouvernement a enfermé le pays derrière une "clôture téchnologique légale" .  Il conserve le monopole sur les télécoms et bloque l'accès aux sites d'opposition et de médias indépendants selon une seule justification : lorsqu'il le juge nécessaire...
En août 2007 le président Alexandre Loukachenko de mettre un terme à l’"anarchie qui règne sur la Toile". Depuis, toute personne utilisant les technologies de communication sans licence - ou pour échanger des messages "inappropriés" - peut être poursuivie selon le code de procédure pénale pour activités "illégales".



Une délation institutionnalisée

Depuis le 10 février 2007, un décret adopté en Conseil des ministres contraint les propriétaires de cybercafés et de clubs informatiques à dénoncer à la police les internautes qui visitent des sites "sensibles". Ce texte les oblige également à enregistrer l’historique de navigation des douze derniers mois sur leurs ordinateurs et à tenir ces informations à disposition des forces de l’ordre et du KGB.


Un filtrage politique des opposants

Le président Alexandre Loukachenko a déclaré, à son arrivée au pouvoir, qu’il voulait protéger la "sécurité nationale", notamment en contrôlant l’information sur le Web.

En mars 2006, lors de la campagne pour l’élection présidentielle, plusieurs sites critiques envers le chef de l’Etat ont mystérieusement disparu de la Toile pendant plusieurs jours. Celui du mouvement citoyen Charte 97 (http://www.charter97.org), a été victime d’une attaque informatique de type DDOS, qui consiste à multiplier à l’infini les demandes de connexions pour bloquer le serveur dont dépend le site. Cette manœuvre l’a paralysé le jour de l’élection, le 19 mars, de 16 heures à 11 heures le lendemain matin. Le site avait subi la même attaque pendant la campagne présidentielle de 2001 et le référendum de 2004. Selon un rapport de l’Open Net Initiative, le fournisseur d’accès Beltelekom a bloqué l’accès à 37 sites d’opposition et de médias le jour de l’élection. Internet n’était pas disponible non plus pour les abonnés de Minsk Telephone, le 25 mars, date d’une manifestation contre le résultat du scrutin. Ce genre de pratique se répète à l’occasion de chaque manifestation "sensible", comme celle des entrepreneurs privés en janvier 2008, qui manifestaient contre le décret "760", qui les oblige à n’embaucher que des membres de leur famille proche.




Un blogueur libéré après deux ans de détention

 

En février 2008, le gouvernement a libéré Andrei Klimau, écrivain et activiste politique, arrêté le 3 avril 2007 et condamné le 1er août à deux ans de détention pour avoir publié sur Internet un article "incitant au renversement du régime". Andrei Klimau est le premier opposant poursuivi pour un texte publié sur Internet. L’article incriminé accusait le président Alexandre Loukachenko d’avoir participé à l’assassinat de l’homme politique Viktar Hanchar.