16 août 2017

La censure politique sur le net

Tout sur les silences du web

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Ouzbékistan

Nom de domaine : .uz
Population : 26 350 000
Internautes : 1 700 000
Prix moyen d’une heure de connexion dans un cybercafé : donnée non disponible
Salaire mensuel moyen : environ 35 euros
Nombre de fournisseurs d’accès privés : 447
Nombre de fournisseurs d’accès publics : 2
Nombre de blogueurs emprisonnés : 0



Le développement de l'Internet censuré

Islam Karimov, réélu à la tête de l'Etat en décembre 2007, exerce un contrôle strict de la Toile. Sur le réseau ouzbek, tout est centralisé et le gouvernement bloque l'accès à la plupart des sites indépendants qui critiquent sa politique.

Le Réseau s’est développé et le nombre d’internautes ne cesse de croître dans le pays. En 2006, l’Ouzbékistan comptait plus d’utilisateurs de l’Internet que de propriétaires de téléphones mobiles. Pourtant, la diversité des opinions n’est pas de rigueur. Le réseau d’Etat UzPAK est le seul du pays et, depuis 2005, tous les fournisseurs d’accès à Internet locaux doivent s’y connecter. Les sites Web n’ont toutefois pas l’obligation de s’enregistrer auprès des autorités.


La loi sur la liberté des médias, adoptée en 2003, impose une série de restrictions à la diffusion d’informations sur Internet. L’article 4 stipule que "la liberté d’informer peut être limitée au nom de la protection (...) des valeurs morales de la communauté, de la sécurité nationale et du potentiel spirituel, culturel et scientifique du pays". La formulation floue de ces principes laisse une large place à l’interprétation et à une censure extensive et abusive.

Le gouvernement bloque les sites indépendants d’informations et ceux qui défendent les droits de l’homme. Le site registan.net, qui traite des questions politiques en Asie centrale, a ainsi été bloqué sans raison officielle, le 15 mars 2007.


 

Des internautes arrêtés et internés

Djamshid Karimov, journaliste et neveu du président, est interné de force en hôpital psychiatrique depuis octobre 2006. Bien que les médecins aient admis qu’il était "un homme équilibré, en bonne santé, intelligent et éduqué", il n’est pas libre de ses mouvements. Il avait commencé à faire l’objet de pressions après la publication sur le site Ferghana.ru, en 2005, d’une série d’articles consacrés à la corruption de l’administration locale.