16 août 2017

La censure politique sur le net

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Turkménistan

Nom de domaine : .tm
Population : 4 900 000
Internautes : 64 800
Prix moyen d’une heure de connexion dans un cybercafé : environ 6 euros officiellement mais 1,5 euro avec le taux de change parallèle.
Salaire mensuel moyen : donnée non disponible
Nombre de fournisseurs d’accès privés : 0
Nombre de fournisseurs d’accès publics : 1
Nombre de blogueurs emprisonnés : 0


Un pays isolé et une toile contrôlée

L'arrivée au pouvoir de Gourbangouly Berdymoukhamedov en février 2007 laissait présager des jours meilleurs pour la liberté sur Internet. Deux cybercafés ont ouverts le jour de son accession au pouvoir. Le nouveau président en a promis quinze autres et un accès à Internet dans toutes les écoles du pays. Mais la censure et le contrôle des contenus n'ont pas faibli.

Internet représente une source d’informations incontournable dans un pays aussi isolé. Les Turkmènes s’informent généralement grâce à la télévision par satellite. Or, le gouvernement a décidé, en janvier 2008, de supprimer les antennes paraboliques et de fermer les entreprises qui les vendent.

Le réseau est accessible à moins de 1% de la population et il n’existe que quelques cybercafés dans tout le pays. Le seul fournisseur d’accès, Turkmen Telekom, est contrôlé par l’Etat, qui mène une politique de filtrage très sévère.

Pourtant, le gouvernement a laissé croire à une certaine libéralisation le 10 octobre 2007, alors que Javier Solana, haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, accompagné de Pierre Morel, représentant spécial pour l’Asie centrale, visitait le Turkménistan. Il était même possible de déposer des commentaires sur le site officiel www.turkmenistan.gov.tm durant leur séjour.

Aucun compte de messagerie n’a été créé depuis 2002 dans le pays.  Internet est un moyen de communication réservé à certains privilégiés. Les Turkmènes travaillant dans des entreprises étrangères accèdent au réseau sans difficulté. Même chose pour les touristes dans les hôtels. Les journalistes officiels, les diplomates et quelques autres hauts fonctionnaires peuvent se connecter par satellite.